Un principe physique essentiel à retenir : le débit reste constant tout au long de la canalisation (en l’absence de fuite, bien sûr). Cela signifie que si la section de la conduite rétrécit à un endroit (par exemple, si on passe d’un tuyau large à un plus étroit), la vitesse de l’eau doit automatiquement augmenter pour que la même quantité d’eau continue de circuler sur la même durée.
Ce phénomène est directement observable dans les réseaux : là où les diamètres sont réduits la variation des paramètres si elle n’est pas maîtrisée, peut fragiliser les installations. C’est pourquoi une bonne compréhension et un bon suivi des débits sont essentiels pour optimiser les performances du réseau, éviter les pertes et assurer une distribution fiable.
Aussi, dans un réseau urbain, on peut atteindre des débits de plusieurs centaines de m³/h à l’entrée d’un quartier, tandis qu’à l’échelle d’un foyer individuel, on parle plutôt de 0,1 à 0,5 L/s (Source : Centre d’information sur l’eau, 2023).
Les pompes, quant à elles, sont capables de générer des débits bien supérieurs, pouvant atteindre des milliers de m3/h. Concernant la vitesse, il est généralement recommandé qu'elle avoisine les 1 m/s (soit 3,6 km/h) dans les canalisations, avec un minimum autorisé de 0,5 m/s (soit 1,8 km/s).
Comprendre cette relation entre débit, vitesse et diamètre de canalisation est fondamental pour concevoir et exploiter un réseau efficace. Par exemple, obtenir un débit de 4 m3/h avec une vitesse de 1 m/s, nécessiterait une canalisation d'un diamètre intérieur minimum de 37 mm. Les sources fournissent des tableaux détaillés montrant les débits maximaux théoriques pour différentes tailles de tubes en cuivre à des vitesses de 1,5 m/s et 2,0 m/s.